"Not a Pax Americana" – réflexions cinéphiles…

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2012 – Top Ten des films vus en salle

Posted by Axel de Velp sur 8 janvier 2013

De nouveau en ce début d’année, je vais me plier au jeu du Top Ten des films que j’ai vu en salles en 2012 (ne seront donc pas inclus les découvertes en DVD, BR,VOD ou à la télé).

Comme l’année dernière, je vais essayer de commenter mon choix par une ou deux phrases rapides, forcément réductrices, mais traduisant au maximum mon engouement pour le film.

1/ Cosmopolis (réal. David Cronenberg)

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Parce que Cronenberg, bien qu’ayant été au top depuis plusieurs années, se surpasse ici, tout en renouant avec de vieux démons, et qu’il donne à Robert Pattinson son premier grand rôle de cinéma…

2/ Después de Lucía (réal. Michel Franco)

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Avec Después…, Franco donne une leçon de cinéma maîtrisé, où rigueur du cadre et des mouvements de caméra se conjuguent à merveille avec une écriture au cordeau et des comédiens habités, sur un sujet pas évident à traiter.

3/ La Chasse (réal. Thomas Vinterberg)

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Mads Mikkelsen nous prouve, avec l’aide de Thomas Vinterberg, quel acteur complet il peut être, dans une histoire sordide où l’innocence n’est pas toujours là où le sens commun bourgeois croit la percevoir…

4/ Les Bêtes du sud sauvage (réal. Benh Zeitlin)

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On ne peut s’empêcher de penser à Malick, même si le film de Benh Zeitlin, quoique très poétique, est bien plus politique qu’il n’y parait, et en ce sens arrive très largement à se démarquer de sa figure tutélaire !

5/ Piazza Fontana (réal. Marco Tullio Giordana)

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Le cinéma italien revient en force depuis quelques années (j’ai failli faire figurer dans ce Top Ten César doit mourir des frères Taviani) et Giordana nous redonne espoir avec ce film intelligent, riche et engagé, d’une qualité de reconstruction historique peu commune au cinéma transalpin.

6/ Moonrise Kingdom (réal. Wes Anderson)

Moonrise Kingdom

Wes Anderson reste un de mes cinéastes préférés et chacun de ses films sont des bijoux d’inventivité tant formelle que narrative. Avec Moonrise Kingdom, le cinéaste continue de travailler ses motifs habituels et de nous faire voyager dans des mondes chatoyants et magistralement orchestrés…

7/ La Vie sans principe (réal. Johnnie To)

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Impossible de passer à côté d’un Johnnie To sans en interroger la forme visuelle, mais quand en plus le réalisateur hongkongais double sa maestria habituelle d’une réflexion sur les conséquences à Hong Kong de la crise économique internationale, difficile de ne pas tomber sous le charme !

8/ Ernest et Célestine (réal. Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier)

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Avec les « papas » de la série Pic Pic et André, Benjamin Renner propose, avec l’aide de Pennac au scénario, une somptueuse adaptation de l’oeuvre de Gabrielle Vincent. La qualité de l’animation n’a d’égale que la finesse du trait et la douceur des couleurs. On se croirait devant une aquarelle prenant vie à chaque instant.

9/ Dans la maison (réal. François Ozon)

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Même si j’avais apprécié Potiche, je dois avouer que le dernier film de François Ozon m’a surtout fait retrouver le cinéaste tant apprécié de Sous le sable : une écriture réussie, bien qu’adaptée, une mise en scène classique mais d’une très grande efficacité et par dessus tout une direction d’acteurs comme on en aimerait en voir plus souvent dans le cinéma français.

10/ Le Hobbit : un voyage inattendu (réal. Peter Jackson)

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Même si pour certains, cette dixième place sera incompréhensible, Peter Jackson m’a prouvé une fois de plus qu’il était à la fois un très grand cinéaste technicien (chapeau bas à la réalisation), mais aussi un excellent créateur, ou plutôt constructeur (puisque Tolkien est quand même à l’origine de tout cela) d’univers fantastique et imaginaire. J’attends avec impatience les suites à l’hiver 2013 et l’été 2014 et en 3D HFR, of course…!

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Une semaine de films – du 4 au 10 juin 2012

Posted by Axel de Velp sur 14 juin 2012

Je vous propose, à l’occasion, un récapitulatif des films que j’ai visionnés sur une semaine et de vous en donner une lecture, à la fois critique, partiale et plus ou moins succincte, selon ce que les films m’inspireront au fil de l’écriture de ces billets, que je souhaite les plus spontanés possible. J’espère parfois vous donner envie ou vous dégoûter, selon chacun, chacune et chaque film…
Dans la mesure du possible, je m’abstiendrais de dévoiler trop des films, sauf quand j’estimerai qu’ils font partie du patrimoine cinéphilique obligatoire (j’exagère bien entendu), ou bien lorsque mon propos ne pourrait se passer, pour être limpide, d’explications précises, ou bien aussi lorsque je n’aurai que trop peu d’estime pour le film en question.

Enfin une semaine bien chargée comme on les aime. Principalement du ciné US, plutôt orienté blockbuster, avec une entorse à la toute fin et un film « identifié » d’auteur, qui a fait l’ouverture du dernier festival de Cannes. Beaucoup d’extra-terrestres quand on y pense, et l’envie aussi de réfléchir sur le cinéma et la vie…

Lundi 4 juin

Men In Black III (réal. Barry Sonnenfeld, 2012)

Retour à cette franchise initiée à la fin des années 90 et qui avait su en son temps mêler science-fiction et humour avec talent, au moins pour son premier épisode, le second se situant quand même en deçà de son prédécesseur. Dans ce troisième opus, on ne change (presque) pas une formule qui gagne et les extraterrestres délirants sont toujours aussi présents ainsi que la relecture sauce « Men In Black » de l’histoire US contemporaine (excellent clin d’œil à Warhol dont le « travestissement » est utilisé en contre-pied de ce que la série aurait pu faire deviner au spectateur). Le film est suffisamment drôle pour que l’on ne s’embête pas devant, la mise en scène est de qualité, sauf quelques plans d’ensemble parfois un peu malheureux en termes de composition de cadre… Le « remplacement » de Tommy Lee Jones par Josh Brolin est une excellente idée de casting car, tout en donnant sa carrure au personnage, Brolin donne vraiment l’impression d’être Jones plus jeune, dans les regards, la voix, et l’attitude. Il vole la vedette à Smith (dont la carrière est un peu sur la pente déclinante depuis quelques années), et dont on peine à ressentir chez lui la même fraicheur et la même propension ludique dans son jeu que dans le premier MIB. Le choix de faire un bond dans le passé ménage quelques effets comiques bien sentis, même si là aussi on peut dire que la fraîcheur et le ton décalé ne sont pas assez présents et l’on aurait souhaité plus de jeu encore sur les différences d’époque ou la vision « MIB » de la fin des années 60.

Cowboys & Aliens (réal. Jon Favreau, 2011)

Dans la plus pure tradition hollywoodienne moderne, quand deux genres sont en pertes de vitesse (la SF et le western), mais que temps à autre un film ou un autre arrive à redonner ses lettres de noblesse au genre déclinant, alors les pontes des studios n’ont pas d’autres idées que de mixer l’un avec l’autre, en espérant en faire quelque chose de commercial. Si l’argument de Cowboys & Aliens prête à sourire, voire à donner envie de découvrir cette fusion étrange, l’on peut dire que l’on est très vite déçu. Les clichés du western appelés par le film sont très rapidement écartés ou trahis sans même que cela soit l’objet d’une déconstruction mythologique intéressante. Idem pour ce qui est des références SF que le film utilise. Finalement le plus navrant est sans doute l’attachement aux bons sentiments que le film véhicule comme objectif final à atteindre. Le méchant patron local (Ford plus monolithique que jamais dans son jeu d’acteur) n’est finalement qu’un ancien militaire traumatisé dont l’incapacité à gérer sa progéniture l’a transformé en un homme méchant et autoritaire. Le fils idiot et imbu de lui-même se rachètera une conduite, après son passage en tant que prisonnier des extraterrestres. Jusqu’aux hors-la-loi qui finissent par « gentiment » ripailler dans le bar du coin, mais savent se tenir quand on le leur demande. Quant au personnage principal (interprété par un Daniel Craig peu inspiré), son amnésie lui donne le droit de racheter à moindre frais sa conduite passée de brigand. Un film décevant, dont la mise en scène mollassonne (voir la ridicule bataille finale autour du vaisseau-mère) ne rattrape même pas un traitement de son sujet que l’on aurait souhaité plus inventif, vu la mixité de ses origines…

Mardi 5 juin

Moonrise Kingdom (réal. Wes Anderson, 2012)

Décidément plus Wes Anderson fait de films et plus je les aime… À chaque fois que je me retrouve devant un de ces films (à l’exception de Fantastic Mr. Fox, que je n’ai toujours pas vu), je me sens transporté dans un ailleurs poétique, une sorte de parenthèse dans l’univers réel, où les choses sont bien ordonnées, même quand elles dérapent. Avec Moonrise Kingdom, Anderson une fois encore organise, ordonne, arrange, déploie sous nos yeux une vision alternative d’un monde, dans lequel les rêves et les désirs peuvent et doivent devenir des réalités. Et même si la réalité finit toujours par rattraper ses protagonistes, leur détermination et leur conviction dans la réussite de leur entreprise leur fait surmonter leurs obstacles ou les contourner ou s’en accommoder… Mais ce que je trouve fascinant chez Anderson, c’est comment la mise en scène vient appuyer ces principes de récit et de narration. Son usage abondant de plans fixes à hauteur des yeux, avec des personnages près de l’écran, mais avec un large champ net derrière eux, les placent au centre du processus de vision du spectateur. Lorsque la caméra bouge c’est souvent à la faveur de lents travellings (ou panoramiques mais c’est plus rare), qui donnent à découvrir comment le monde qu’elle filme s’ordonne. Il arrive qu’une action ait lieu hors-champ mais dans ce cas la caméra finira toujours par revenir sur les conséquences de cette action. Il y a comme un didactisme dans la manière de filmer du cinéaste : chaque plan appelle l’autre et il n’est jamais très compliqué de deviner quel sera le prochain. Cela n’enlève en rien au plaisir du film, car le spectateur ne se trouve pas devant un travail évident, ni devant une leçon de cinéma, mais plutôt devant un apprentissage commun avec la caméra de ce que la narration a à nous raconter. Elle nous y emmène en nous tenant la main. Il n’est pas étonnant que les enfants dans le film écoutent un disque qui apprend comme un orchestre de musique classique se compose et joue. Ce clin d’œil à sa manière de filmer, Anderson ira même jusqu’à en contaminer son compositeur (Alexandre Desplat) : le morceau final sur le générique de fin du film est lui-même commenté par la voix d’un enfant.

Jeudi 7 juin

Sucker Punch (version longue, réal. Zack Snyder, 2011)

Je l’avais choisi comme deuxième film de l’année 2011 et je reste encore aujourd’hui convaincu de ce choix, même après un deuxième regard sur le film. J’avoue avoir un faible pour Snyder, car, mis à part Legend of the Guardians: The Owls of Ga’Hoole que je n’ai pas encore vu, aucun de ses films ne m’a jamais déçu… Outre un scénario qui est bien plus subtil qu’il ne paraît de prime abord, le film bénéficie surtout d’une mise en scène époustouflante de technicité, de maîtrise et de cohérence artistique et esthétique, faisant bien évidemment la part belle aux effets numériques. Les influences nombreuses du jeu vidéo sur la structure de la narration, sur l’ambiance esthétique et sur le jeu de la caméra viennent aussi beaucoup jouer dans mon appréciation du film. Par ailleurs, la musique choisie pour le film colle parfaitement à l’ambiance et il faut voir à ce sujet la version longue, dont le principal ajout est une scène de « comédie musicale » toute particulière. Mais là où Snyder est véritablement inspiré, c’est que sa réalisation n’échappe jamais à l’ennui ou la facilité. Que les plans et les mouvements de caméra soient étonnants lors des scènes d’action, c’est le moins que l’on puisse attendre d’un tel film. Mais que la même inventivité soit à l’œuvre lors de scènes plus conventionnelles de dialogues ou d’exposition du récit est déjà beaucoup moins fréquent. Si je ne devais retenir qu’une seule scène pour illustrer ce point particulier, ce serait certainement celle de la discussion dans la loge entre les filles devant le miroir, dans le premier tiers du film. Le spectateur « absorbé » par la discussion peut ne pas vraiment se rendre compte du jeu particulièrement jouissif de la caméra avec le regard et les corps des actrices via leur reflet dans le miroir : il faut voir la scène pour en comprendre toute l’inventivité visuelle, en parfaite harmonie avec le sujet du film et la discussion entre les protagonistes à ce moment-là !

Vendredi 8 juin

X-Men, le commencement (réal. Matthew Vaughn, 2011)

Si les deux premiers X-Men m’avaient bien plu (Singer avait bien réussi l’adaptation), on ne peut pas en dire autant du troisième opus, réalisé par le médiocre Brett Ratner. J’avoue alors que l’annonce d’une prequel de la trilogie, ne me faisait ni chaud ni froid. Mais après plusieurs avis enthousiastes de mon entourage et la présence derrière la caméra du réalisateur de deux films assez réussis (n’ayant pas vu Stardust), Layer Cake et Kick-Ass, l’envie de découvrir les origines de nos super héros me titillait de plus en plus. Le film est finalement bien plus réussi que ne l’était son prédécesseur chronologique et je dois reconnaître que le choix d’inscrire la trame du film dans l’Histoire est une excellente idée. On retrouve les thématiques chères à la saga sur la tolérance et l’ouverture aux autres, l’acceptation des différences : en ce sens, je pense que l’on oublie trop souvent que la littérature du super héros est avant tout une littérature sur l’Autre et le rapport de chacun à l’Étranger et ce qu’il y a d’Étrange en lui, une littérature de fraternité humaine ; et les films qui s’en font l’adaptation sont bien évidemment aussi pétris de ces idées là. Après la mise en scène est efficace, même si Vaughn paraît moins inspiré qu’il ne l’était dans Kick-Ass, la faute peut-être au carcan d’une saga dont les passages obligés sont parfois évidents en termes de narration. Reste également une sympathique distribution (ah Kevin Bacon en super méchant…), dont le plus éminent des représentants est bien évidemment Fassbender, dont la prestation, comme à son habitude, écrase littéralement James McAvoy, dont l’ interprétation de Charles Xavier n’est pas à la hauteur de son « rival ».

Samedi 9 juin

The Thing (réal. Matthijs van Heijningen Jr., 2011)

L’idée de ne pas vouloir faire un remake, comme c’est la mode depuis quelques années, de ce grand classique de l’horreur qu’est le film de John Carpenter a poussé la production et le jeune réalisateur du film vers l’idée d’une prequel, centrée autour de la base norvégienne, évoquée dans le film de 1982. Bonne idée, si ce n’est que pour ceux qui ont vu le film de Carpenter, la fin en est déjà écrite (mais elle en accord avec celle du film de 1982, donc cela aussi est cohérent). Reste alors à meubler le film avec des événements dont certaines scènes clés devront être présentées au spectateur pour que la « jonction » des récits se fassent sans problème. Si le fan est plus que satisfait sur ce point (le film ne présente quasiment aucun « défaut de continuité »), il faut reconnaître que sur d’autres points, on a quand même passablement à faire à un ersatz médiocre de l’original. Beaucoup de similitudes (tempêtes de neige, lance-flammes à gogo, autopsies peu ragoutantes et une Chose bien plus entêtée et visible que précédemment), des différences un peu farfelues (toute la fin dans le vaisseau de la Chose) et une mise en scène pas toujours très inspirée. Le casting n’a pas la qualité de celui de 1982 et la protagoniste centrale du film n’a clairement pas le panache d’un Kurt Russell. Finalement, la seule « bonne » idée du film reste celle qui consiste à découvrir ceux des personnages qui ne sont pas contaminés, en vérifiant l’état de leur dentition, comme contrepoint du « test sanguin » du film de Carpenter. Amis de la brosse à dents régulièrement appliquée et de l’héritage génétique dentaire de qualité, méfiez-vous, vous n’êtes peut-être pas qui vous prétendez être… !

Dimanche 10 juin

Le Caïman (réal. Nanni Moretti, 2006)

Finalement, quand je fais le compte, je n’ai pas vu beaucoup de films de Moretti. Cela faisait un petit moment que je voulais voir Le Caïman, que l’on m’avait « vendu » comme un film sur Berlusconi, et avec Moretti, je m’attendais à quelque chose de politiquement très « musclé ». On ne peut pas dire que je fus servi à la hauteur de mes espérances. Non pas que le film ne m’ait pas plu, mais je n’irai pas jusqu’à dire que le film parle vraiment de Berlusconi. Il parle plutôt de l’Italie sous Berlusconi, d’un producteur qui veut faire un film sur Berlusconi, de ces italiens qui ont voté ou pas pour lui, mais qui se rendent bien compte (à l’époque du film en 2006) au bout de 30 ans, que leur pays a sensiblement glissé dans la ploutocratie. En réalité, le film parle avant tout de cinéma et du métier de producteur : le petit, celui qui se bat contre vents et marées, au milieu de ses déboires personnels, pour faire les films qui lui plaisent, ceux pour lesquels il se réveille en pleine nuit et en continue inlassablement la lecture du scénario. C’est au travers de ce prisme du producteur qui mêle vie privée et vie professionnelle, que Moretti montre l’Italie de Berlusconi et de l’influence de cette évolution sur la vie des gens. Alors que pour certains la société s’ouvre et se développe, d’autres s’enferment dans l’argent, le vice, la démesure ou la bêtise crasse et ne respecte même plus leurs engagements quand il est question d’argent (l’attitude du « grand comédien » censé jouer le rôle de Berlusconi est à ce titre éloquente). Finalement, le héros, comme il produisait des films de série B ou Z avec tout son cœur, va se mettre à produire un film politique, voué aux gémonies par l’establishment audiovisuel financier italien, avec toute l’énergie qu’il peut déployer, car comme disait une très grande comédienne française : « le cinéma, c’est la vie » ! Et Moretti d’en donner une leçon plus que réussie, d’autant qu’il choisit « d’enfermer » son récit dans une boucle de film : au début, une imitation de nanar italien et à la fin, un brûlot politique engagé ; entre ces deux moments de cinéma, la vie tout simplement…

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